mardi 5 janvier 2010

Aimé Césaire, le legs





l’occasion de la sortie d’Aimé Césaire, le legs aux éditions Argol. Cet ouvrage de 474 pages, préfacé par Wole Soyinka, a été réalisé sous la direction d’Annick Thébia-Melsan. Il réunit une soixantaine de contributions et trois discours inédits d’Aimé Césaire (1913-2008).« Nous avons choisi de nous référer à ce legs fulgurant qui ne cache aucun des visages du réel ; de nous ressourcer dans l’univers césairien, dont la moindre des grandeurs n’est pas – dans le plus bref discours ou la moindre prise de parole politique – de nous prévenir contre les jougs de nos identités mal comprises, réductrices, aliénantes. Nous conduire à repenser notre rapport à nous-mêmes et au monde, y compris dans les aspects les plus prosaïques, est inestimable, car il nous offre de partager ainsi le privilège de transpercer l’intelligible, en irriguant le sensoriel. Grâces soient rendues au jeune Aimé et au poète Césaire pour avoir accompli un tel cheminement thématique, philosophique, littéraire, militant, politique, esthétique par la descente aux enfers de la conscience et l’explosion des déclenchements fulgurants que sa démarche poétique a captés pour nous en faire l’offrande. Et cela dès la profération des premières lignes de la première œuvre. » A.T.-M.Julie Grégoire, administratrice culturelle, fondatrice et présidente de l’association Confluences ultramarines. René Hénane est médecin biologiste et écrivain. Ami d'Aimé Césaire, il se consacre à son œuvre depuis plus de 20 ans. Publications : Aimé Césaire, Le chant blessé, biologie et poétique ; Les Jardins d'Aimé Césaire ; Glossaire des termes rares dans l’œuvre d'Aimé Césaire ; Aimé Césaire, Autre Sud ; Césaire et Lautréamont, bestiaire et métamorphose ; Les Armes miraculeuses d'Aimé Césaire, une lecture critique, 2008. Il est membre du groupe d'experts préparant l'édition critique des œuvres complètes d'Aimé Césaire (CNRS-Agence universitaire de la francophonie). Laurent Mariusse a débuté ses études musicales par le tambour à l’âge de 7 ans. Son parcours d’apprentissage l’a mené en 1994 au Conservatoire national supérieur de Lyon. Il en est sorti en 1998 avec une spécialité musique contemporaine. Il a côtoyé les compositeurs Pierre Boulez, Peter Eötvös, Daniel Tosi, François-Bernard Mâche, et ces rencontres ont été décisives dans l’orientation de sa carrière. Philippe Morier-Genoud, comédien. « C’est à vous, c’est pour vous que je parle. Il n’est pas question de livrer le monde aux assassins d’aube. » (A.C.) Raymonde Palcy, comédienne d’origine martiniquaise, a interprété de nombreux textes contemporains caribéens et africains. Annick Thébia-Melsan est agrégée de lettres. Fonctionnaire internationale, elle a, entre autres, travaillé à l’Unesco et aux Nations-Unies. Auteur d’Aimé Césaire, une voix pour l’histoire et de Pour regarder le siècle en face (Maisonneuve et Larose, 2000), elle a aussi dirigé divers travaux et publications sur le dialogue entre les civilisations et la question mondiale de l’actualité des peuples autochtones.:: 14 hProjection d’extraits des films Aimé Césaire, poète de l’universelle fraternité, CRDP Antilles-Guyane, RFO Martinique, RFO Guyane ; Aimé Césaire, un nègre fondamental, collection Empreintes ; Aimé Césaire, une voix pour l’histoire d’Euzhan Palcy.:: 15 hAnnick Thébia-Melsan, « Aimé Césaire, le legs ».:: 15 h 45Julie Grégoire, «‘Moi laminaire’, Césaire le Caribéen ».:: 16 h« Oui ou non, serons-nous capables… » lecture par Raymonde Palcy d’un discours de distribution des Prix, juillet 1945 ; « Je demande la parole… » lecture par Philippe Morier-Genoud d’extraits de discours à l’Assemblée nationale (20 décembre 1945-17décembre 1982). :: 16 h 30René Hénane, « Promenade dans le jardin des mots césairiens ».:: 17 h 15Philippe Morier-Genoud et Laurent Mariusse : récital musical (textes d’Aimé Césaire, accompagnement : percussions et marimba).
Dates (cliquez sur un lieu pour obtenir plus d'information)

Le 23 janvier 2010 de 14:00 à 18:00
Source Bibliothèque de la Part-Dieu

samedi 2 janvier 2010

Lula promulgue la loi sur les émissions de gaz à effet de serre

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a promulgué mardi soir une loi qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre au Brésil de près de 39% d'ici à 2020 conformément à ses engagements pris à Copenhague.
La nouvelle loi confirme "l'engagement volontaire" du Brésil de réduire ses émissions de gaz -entre 36,1% et 38,9% d'ici à 2020 -, engagement annoncé lors du récent sommet de Copenhague sur le climat.
En janvier, Lula promulguera des décrets qui détermineront les responsabilités et les actions prévues pour chaque secteur de l'économie: agriculture, industrie, énergie et environnement.
Avant de signer ces décrets, le gouvernement consultera des spécialistes, des scientifiques et des industriels ainsi que des organisations non gouvernementales.
Mais pour Greenpeace la nouvelle loi se limite à une déclaration de bonnes intentions. Cette organisation écologique internationale accuse Lula d'avoir "un double discours" en matière d'environnement.
"Le Brésil adopte habituellement un bon discours sur la scène internationale, comme il l'a fait à Copenhague, mais malheureusement, la pratique ne correspond pas au discours", a déclaré à la presse Sergio Leitao, l'un des porte-parole de Greenpeace.
Lula a en effet mis son véto à trois dispositions du projet de loi initial.
Sous la pression du ministre de l'Energie Edson Lobao, le président brésilien a accepté notamment de supprimer du texte la formule prévoyant "l'abandon graduel des sources énergétiques qui utilisent les combustibles fossiles".
Le ministre de l'Environnement Carlos Minc, s'est toutefois dit satisfait du texte final de la loi. Celle-ci montre, selon lui, que le Brésil respectera les engagements que Lula a pris à Copenhague pour lutter contre le réchauffement climatique.
"Peu importe si la conférence de Copenhague n'a pas eu le résultat que nous voulions. Nous, nous allons respecter nos objectifs", a déclaré le ministre.

vendredi 1 janvier 2010

« Un autre regard sur les déchets, ici et là-bas

Exposition

Du 2 novembre au 20 décembre 2009

Centre d'Animation St JeanPetite Rue du Roulet, BP 1618 69606 VILLEURBANNE Cedex

Exposition proposée et organisée par l’Association « L’enfant, la Cité, l’Europe » et l’association « France Ethiopie Corne de l’Afrique»

Le maire, Kuma Demeksa


Le maire invite les métropolitains pour combattre exploitation illégale de terres Maire d'Addis-Abeba, ville appelée sur les métropolitains pour combattre exploitation illégale des terres et la construction, elle pose obstacle au développement de la ville. Le maire, Kuma Demeksa a lancé cet appel lors d'une visite des sites de l'immobilier dans Yeka et les villes sous Bole de la métropole. Kuma, à l'occasion promis le soutien constant du gouvernement de légitime, de suivi des activités de construction standard, alors qu'il a averti à prendre des mesures contre ceux illégitimes. Source TELEVION ETHIOPIENNE

Ethiopie: un musée pour préserver la culture Konso

Des femmes sautillent dans leurs jupes bouffantes en coton orange, remuant les épaules pour provoquer les hommes, qui ne tardent pas à rejoindre la danse, plume blanche dans les cheveux et canne de berger à la main.
Cette danse tribale rend hommage aux héros de la petite ethnie Konso, installée depuis 700 ans dans une région reculée du sud-ouest de l'Ethiopie, à plus de 12 heures de mauvaise route d'Addis Abeba.
La fête était organisée pour célébrer l'inauguration, le 18 décembre, d'un musée local consacré à leur culture et qui contribuera surtout à la préservation des Waka, des stèles funéraires de bois sculpté, placées sur les tombes des chefs de clans Konso.
Ces pièces rares ont été longtemps la proie facile des trafiquants et des pilleurs de tombes sans scrupules pour être vendues à l'étranger pour quelques milliers d'euros.
Les douanes éthiopiennes ont réussi depuis 1996 à saisir plus de 200 de ces statues, souvent de la taille d'un homme. Mais aucun système de conservation n'avait été mis en place jusqu'à ce qu'un ambassadeur de France passe dans la région.
"Ca s'est fait par hasard, je revenais avec des collègues d'un site paléontologique", raconte Stéphane Gompertz, ancien ambassadeur en Ethiopie et actuellement directeur Afrique au Quai d'Orsay.
"Nous avons visité des villages Konso et là, on nous a fait voir le local du bureau culturel et du commissariat où étaient entreposés les Waka volés sur les tombes et récupérés par les douanes".
"Les responsables Konso nous ont demandé si nous pouvions les aider à construire un musée pour protéger ces statues", ajoute-t-il, soulignant l'aide apportée pour ce projet par le Musée des Arts Premiers du Quai Branly à Paris.
La tradition veut que les Waka soient plantés sur les tombes des chefs de clans Konso, ou des héros de la tribu, reconnus pour leurs actes de bravoure à la chasse ou à la guerre.
"Les Waka sont faits de bois très résistants comme l'acacia, et peuvent durer 200 ans. Mais quand ils sont enlevés ou pourris, ils perdent leur valeur. S'il sont volés, alors l'esprit du mort s'en va. Il ne peut pas être replacé parce que les Konso croient que l'on ne meurt qu'une seule fois", explique Denote Kusia Shenkri, un notable Konso.
Le musée est un vaste ensemble construit dans l'esprit de la culture Konso, connue pour ses murs de fortifications autour des villages, ses terrasses pour l'agriculture, et ses tukuls, maisons rondes au toit de chaume.
"J'ai pensé qu'il fallait s'inspirer de toutes les traditions locales afin que les Konso s'attribuent le bâtiment, et participent à sa construction", explique Thierry Begat, l'architecte qui a conçu le musée dont la construction va prendre trois ans.
Le budget total est de 120.000 euros, au deux tiers financés par la France, et le reste par les Konso.
Coiffé d'un haut turban de coton bleu, Kala Gesagn Woldedawit, chef traditionnel des Konso, se félicite de la création de ce musée, d'autant qu'"il y aura moins en moins de Waka", explique-t-il : "Les Waka sont volés, et aussi il n'y a plus de héros, parce qu'il n'y a plus d'animaux sauvages ou d'ennemis à tuer".
"Donc ce musée est important pour conserver nos vieilles traditions, ainsi les générations futures pourront voir les Waka et comprendre nos traditions".
"Même si les Waka ne sont pas à leur place originale, ils peuvent avoir une forte signification symbolique, et ici ils sont bien préservés", se réjouit-il.
Le secrétaire d'Etat éthiopien à la Culture, Mahamouda Gaas, souligne que "le musée n'est qu'un premier pas, notre objectif est que la culture Konso soit reconnue comme héritage mondial par l'Unesco". Source : Le Point, 23 décembre 2009

lundi 28 décembre 2009

28/12/2009 - Projet de réhabilitation du Chemin de fer djibouto-éthiopien : Rencontre entre ministres des deux pays


Le ministre des Finances, Ali Farah Assoweh, celui de l’Équipement et des Transports, Ali Hassan Bahdon, ainsi que le ministre éthiopien des Finances et du Développement économique, Ahmed Shide, ont tenu aujourd’hui à Djibouti une réunion élargie aux experts des deux pays, sur le projet de réhabilitation de la ligne du Chemin de fer djibouto-éthiopien.Cette rencontre qui s’est déroulée au ministère des Finances, fait suite à une précédente réunion entre les deux parties sur ce sujet à Addis-Abeba le 6 décembre dernier.Les deux parties ont fait à cette occasion un large tour d’horizon sur le projet de réhabilitation de la ligne du Chemin de fer, ainsi que les voies et moyens de la redynamiser.Cette réunion répond au souci des autorités Djiboutiennes de renforcer les échanges commerciaux et le transport de marchandises et des personnes entre les deux pays, en privilégiant des modes de transport complémentaires de la route.La réhabilitation de la voie ferroviaire financée par l'Union Européenne à hauteur de 50 millions d'Euros, devrait permettre le replacement de 114 Km de rail de 20 Kg et de 9 ponts métalliques, ainsi que le renforcement de 40 autres ponts.Les discussions d’aujourd’hui ont été axées sur les solutions à apporter aux contraintes actuelles dans la mise en œuvre du projet de réhabilitation et des importants retards constatés dans l’exécution des travaux. Ces retards avaient eu, rappelons-le, des répercussions néfastes sur le trafic normal du Chemin de fer en septembre 2009.Les travaux de réhabilitation avaient également fait l'objet d’une suspension de la part des autorités éthiopiennes, suite à la demande du contractant d’une extension de délai de 18 mois, ainsi que d’une requête pour un financement complémentaire de 27 millions d'Euros. Les deux parties qui ont réaffirmé leur volonté de mener à son terme le processus de réhabilitation de la voie ferrée entre les deux pays, ont décidé de maintenir leur dialogue et de se retrouver pour une nouvelle réunion dans le courant de l’année 2010.

jeudi 24 décembre 2009

Le Sénat approuve la réforme de l'assurance-maladie


Mesure phare du programme de Barack Obama, la réforme de la couverture maladie américaine vient d'être adoptée au Sénat par 60 voix contre 39. Le texte devra être ensuite fusionné avec celui voté par la Chambre des représentants


UNE GRANDE NOUVELLE AVANT PARTIR EN VACANCE

ANLYSE DUréforme

Les sénateurs américains sont à pied d'oeuvre ce week-end au Capitole pour poursuivre leurs débats sur la réforme de la couverture santé, et le président Barack Obama leur rendra visite dimanche pour encourager les démocrates à adopter la réforme.
La réforme du système de couverture santé visant à rendre l'assurance santé accessible aux quelque 36 millions d'Américains qui n'en ont pas, est une des grandes priorités de Barack Obama.
Le chef de la majorité démocrate, Harry Reid, a décidé de poursuivre les débats pendant le week-end dans l'espoir de parvenir à un vote sur le texte avant la fin de l'année.
Le président se rendra au Capitole dimanche après-midi à 14H00 (19H00 GMT) pour assister à la réunion, à huis-clos du groupe démocrate, a-t-on appris auprès de la Maison Blanche.
Lundi, après des mois de discussions en commission et de négociations informelles, les sénateurs ont entamé pour la première fois les débats en séance plénière. Ils ont effectué leurs premiers votes sur des amendements cette semaine.
M. Reid a besoin de 60 voix sur 100 pour faire adopter le projet de loi.
Or, sur les 58 sénateurs démocrates et les deux indépendants qui composent la majorité, une poignée se dit opposée à un système public d'assurance santé, qui serait mis en concurrence dans le plan de réforme avec les assurances privées.
Le président Obama essaiera d'aider la majorité à trouver un compromis pour obtenir le soutien des sénateurs hésitants : les démocrates Mary Landrieu, Blanche Lincoln, Ben Nelson et leur collègue indépendant Joe Lieberman.
Outre son opposition à une "option publique", M. Nelson réclame également des dispositions pour empêcher l'utilisation de fonds publics pour l'avortement.
La Chambre des représentants a déjà approuvé le 7 novembre dernier sa version du projet de loi de réforme de la couverture santé.